Digression sur la carte de l’affect
"La carte de l'Affect" a été élaborée par Sarah Walther
par Isabelle Laplante & Nicolas De Beer« Si vous posez la question de la dualité entre le corps et l’esprit, vous êtes en train de jouer un autre jeu ! L’idée est que, justement, l’esprit n’est pas autre chose que le corps en mouvement ». Francisco Varela
Suite à la formation que nous a proposée Sarah Walther en septembre 2011, nous avons voulu souligner un endroit d’intervention avec les personnes qui ont vécu une souffrance "marquante". L’une des particularités d’une blessure qui ne se referme pas, c’est sa réactualisation incessante de l’événement, ce qui le rend éternellement présent. Dans le présent éternel, la ligne du temps est absente, et par ce fait même, l’histoire aussi. Seule la plainte répétée semble importante.
Sarah Walther venait, pendant ces quatre journées, nous transmettre ses dernières réflexions sur les neuro-sciences reliées aux pratiques narratives, et par voie de conséquence, l’impact de celles-ci en lien avec 'l’affect'. Deux cartes ou déroulés de conversation furent présentés durant cette formation : la carte/conversation du contexte et du discours initiée par Sarah Walther, Anette Holmgren et Amanda Redstone et une nouvelle carte dont elle est à l’origine et qu’elle a présentée pour la première fois ici : 'la carte de l’affect'.

L’un des objectifs dans la démarche des pratiques narratives, est d’accompagner le client afin qu’il retrouve son "initiative personnelle" (personal agency). Pour cela, le praticien aidera le client à prendre conscience du discours qui le domine, à quoi ce discours est rattaché, que ce soit au grand contexte (culturel, politique), ou au petit contexte (familial, communautaire).