Des HYPOTHESES de Michael White & David Epston

Quelques hypothèses sur les personnes et sur la thérapie
Selon Freedman et Combs
Selon Freedman et Combs
Diverses attitudes thérapeutiques découlent de ses postulats ainsi que de ce courant où le client est considéré comme expert de ses solutions et où les problèmes sont perçus comme construits par la réalité sociale et culturelle. Afin de rendre ces attitudes moins directives.
La réalité selon la thérapie narrative
La première idée considère que les réalités sont construites socialement. Tout ce qui existe a été déterminé par l'usage que les hommes en ont fait : la nourriture, le langage, les tâches domestiques, l'éducation des enfants, l'agriculture, le logement, le transport, etc. Au fil des générations, les hommes ont fini par oublier qu'il existe d'autres possibilités pour exécuter les mêmes activités car ils ont appris que c'est comme ça que ça se fait!
La deuxième idée est que les réalités sont constituées à travers le langage. Ainsi la signification exacte de chaque mot est toujours quelque peu indéterminée et potentiellement différente. Cette signification doit toujours être négociée entre deux personnes ou plus. Un changement thérapeutique quelconque implique nécessairement un nouveau langage et de nouvelles significations à des croyances, comportements ou sentiments problématiques.
La troisième idée est que les réalités sont organisées et maintenues à travers des histoires. Chaque personne a son histoire sur sa vie et sur une situation. Quand une personne raconte une histoire, elle choisit certains éléments au détriment d'autres et elle organise et structure divers faits. En thérapie narrative, on cherche à comprendre l'influence de certaines histoires dominantes sur le client. On tente de créer avec elle de nouvelles histoires qui vont favoriser de plus grandes possibilités dans sa vie.
La quatrième idée est qu'il n'y a pas de vérités essentielles. Il existe de nombreuses façons d'interpréter une expérience mais aucune interprétation ne peut être considérée comme la "vraie". Ce qui est vrai c’est la présentation particulière d'une expérience que préfèrent des personnes particulières dans une culture particulière. Une interprétation préférée est différente d'une interprétation vraie. Le thérapeute narratif cherche à apporter différentes interprétations d'une situation et ainsi d'amener la personne à préférer des interprétations qui supportent sa croissance.
Les questions que pourra se poser le councelor :
Suis-je dans une pensée pathologisante ou normalisante ? Est-ce que nous définissons en collaboration les problèmes en nous basant sur ce qui est problématique dans l'expérience de cette personne ? Est-ce que je me tiens à l'écart d'hypothèses d'expert ou de théorie ?
(traduction de Yves Gros-Louis)
www.psycho-solutions.qc.ca
